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Historique.
C'était les croyances et pratiques rituelles des anciens Grecs,
dont la civilisation prit forme vers 2000 av. J.-C.
La mythologie grecque est un ensemble d’histoires et de légendes
concernant des dieux et était particulièrement bien développée
dès le VIIe siècle av. J.-C. Trois recueils classiques de
mythes — la Théogonie du poète Hésiode, l’Iliade et
l’Odyssée du poète Homère — apparurent vers cette
période.
La mythologie grecque a plusieurs caractéristiques. Les dieux
grecs ont forme humaine et montrent des sentiments humains. Contrairement
aux religions anciennes comme l’hindouisme ou le judaïsme, la mythologie
grecque ne fait pas appel à des révélations ou à
un enseignement spirituel. Les pratiques et les croyances varient, il n’existe
pas de structure formelle du type gouvernement religieux, ni de code écrit
tel que le livre sacré.
Origines.
La mythologie grecque s’est probablement développée à
partir des religions primitives du peuple de Crète, île de
la mer Égée où la première civilisation de
la région apparut vers 3000 av. J.-C. Ces peuplades croyaient que
tous les objets naturels avaient des esprits et que certains objets, ou
fétiches, avaient des pouvoirs magiques. Avec le temps, ces croyances
formèrent un ensemble de légendes faisant intervenir des
objets naturels, des animaux et des dieux à forme humaine. Certaines
de ces légendes survécurent à l’intérieur de
la mythologie grecque classique.
Les anciens Grecs ont donné eux-mêmes quelques explications
sur le développement de leur mythologie. Dans Histoire sacrée,
Euhéméros, mythographe qui vécut vers 300 av. J.-C.,
relata l’idée répandue que les mythes étaient des
distorsions de l’histoire et que les dieux étaient des héros
glorifiés par le temps. Au Ve siècle av. J.-C., le philosophe
Prodicos de Céos enseigna que les dieux étaient des personnifications
de phénomènes naturels, comme le soleil, la lune, les vents
et l’eau. Hérodote, historien grec qui vécut également
au Ve siècle av. J.-C., croyait que les rituels grecs étaient
un héritage des Égyptiens.
La civilisation grecque se développa particulièrement
pendant l’âge hellénistique -
(IVe-Ier siècles av. J.-C.), période qui s'étend
de la conquête de l'Empire perse par Alexandre le Grand à
l'établissement de la suprématie romaine, durant laquelle
la culture et la science grecques dominèrent la Méditerranée
et l'Asie Mineure. On l'appelle hellénistique (en grec, Hellas,
«!Grèce!») pour la distinguer de la culture hellénique
de la Grèce classique) -,
qui commença vers 323 av. J.-C.!; la mythologie grecque changea
également. De nouvelles philosophies et l’influence de civilisations
voisines produisirent une modification progressive des croyances des Grecs.
Cependant, les caractéristiques essentielles des dieux grecs et
leurs légendes restèrent sans changement.
Les
TITANS
Les douze enfants d'Uranus -
(dieu du Ciel et fils de Gaïa, la déesse
de la Terre. Uni à sa mère, il engendra les Titans et les
Titanides, les Cyclopes et les géants aux cent bras. Les Titans,
menés par leur chef, Cronos, détronèrent et mutilèrent
Uranus. Son sang féconda à nouveau Gaïa qui donna naissance
aux Érinyes, ou Furies, qui sont chargées de venger les parricides
et les parjures.) -
et de Gaïa, le ciel et la terre,
et quelques-uns des enfants de ces douze.
Cronos et Rhéa |
Souvent appelés
les anciens dieux, ils furent pendant longtemps les maîtres suprêmes
de l'univers.
Ils étaient d'une taille énorme
et d'une force remarquable.
Cronos, le plus important des Titans,
régna sur l'univers jusqu'à ce qu'il soit détrôné
par son fils Zeus qui s'empara du pouvoir. Les autres Titans et
Titanides importants étaient Océan, le fleuve qui entourait
la terre, Thétis, sa femme, Mnémosyne, déesse de la
Mémoire, Thémis, déesse de la Justice divine, Hypérion,
père du soleil, de la lune et de l'aube, Japet, le père de
Prométhée qui créa les mortels et Atlas, qui portait
le monde sur ses épaules. |
De tous les Titans, seuls Prométhée
et Océan se mirent du côté de Zeus contre Cronos. En
récompense, ils furent honorés alors que les autres étaient
condamnés à habiter dans le Tartare (région la plus
basse du monde souterrain. Selon Hésiode et Virgile, le Tartare
est en dessous de l'Hadès, comme la terre est en dessous des cieux
).
À la fin, cependant, Zeus se réconcilia
avec les Titans et Cronos devint maître de l'Âge d'or.
LES
PRINCIPAUX DIEUX
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Protecteur et souverain des dieux de l'Olympe
et de la race humaine, Zeus est également désigné
dans la mythologie grecque comme le maître des phénomènes
atmosphériques.
Fils de Cronos et de Rhéa, il est le frère de Poséidon,
Hadès, Hestia, Déméter et Héra. Il est présenté
par Homère comme le dieu de la Justice et du Pardon.
Selon les Grecs, les dieux vivaient sur le mont Olympe, dans une région
de Grèce appelée Thessalie. Ils formaient une société
qui les classait en termes d’autorité et de pouvoir. Cependant,
les dieux pouvaient parcourir le monde librement, et chacun d’eux étaient
associé à l’un des trois principaux éléments
: le ciel ou paradis, la mer et la terre. |
Les douze dieux principaux, les Olympiens, étaient
Zeus, Héra, Héphaïstos, Athéna, Apollon, Artémis,
Arès, Aphrodite, Hestia, Hermès, Déméter et
Poséidon.
Zeus était le maître des dieux,
leur père spirituel ainsi que celui des hommes. Sa femme Héra
était la reine du ciel et la gardienne du mariage. Les autres dieux
associés au ciel étaient Héphaïstos, dieu du
Feu et des Forgerons, Athéna, déesse de la Sagesse et de
la Guerre, puis Apollon, dieu de la Lumière, de la Poésie
et de la Musique. Artémis, déesse des Animaux sauvages et
de la Lune, Arès, dieu de la Guerre et Aphrodite, déesse
de l’Amour, étaient les autres dieux du ciel. Ils furent rejoints
par Hestia, déesse du Foyer et Hermès, messager des dieux
et dieu du Commerce.
Poséidon était le maître
de la mer qui, avec sa femme Amphitrite, avait en charge un groupe de divinités
moins importantes comme les Néréides et les Tritons. Déméter,
déesse de l’Agriculture, était associée à la
terre.
Hadès, un dieu important mais qui
n’était pas considéré comme faisant partie des Olympiens,
était le maître du monde souterrain où il vivait avec
sa femme, Perséphone. Ce monde souterrain, où se situaient
les enfers, était un lieu sombre et triste au centre de la terre,
et peuplé des âmes des morts.
Dionysos |
Dionysos, dieu du Vin et des Plaisirs,
était un des dieux les plus populaires.
Les Grecs lui consacraient de nombreuses fêtes et, dans certaines
régions, il devint aussi important que Zeus.
Il était souvent accompagné par une cohorte de divinités,
les satyres, les centaures et les nymphes. Les satyres étaient des
créatures mi-homme, mi-bouc. Les centaures avaient une tête
et un torse d’homme, et le corps d’un cheval. Les nymphes, quant à
elles, belles et charmantes, hantaient les bois et les forêts. |
Cultes
et croyances
La mythologie grecque soulignait la faiblesse
des hommes face aux pouvoirs immenses et terrifiants de la nature. Les
Grecs croyaient que leurs dieux, qui étaient immortels, contrôlaient
les aspects de la nature. Par conséquent, ils reconnaissaient que
leurs vies dépendaient entièrement de la bonne volonté
des dieux. En général, les relations entre les hommes et
les dieux étaient plutôt amicales bien qu’ils infligeassent
de sévères punitions aux mortels dont le comportement était
inacceptable : orgueil démesuré, ambition extrême ou
prospérité excessive.
La mythologie était mêlée
à tous les aspects de la vie des Grecs. Chaque cité se consacrait
à un dieu ou à un groupe de dieux, pour qui les citoyens
élevaient des temples dédiés au culte. Ils honoraient
régulièrement les dieux lors de grandes cérémonies
supervisées par les grands prêtres. À ces occasions,
les poètes racontaient et chantaient les grandes légendes,
popularisant ainsi un grand nombre de dieux.
Les Grecs connaissaient également les dieux
grâce aux récits que l’on racontait dans chaque foyer, où
la pratique du culte était normale. Différentes parties de
la maison étaient consacrées à certains dieux, où
les gens les priaient. L’autel de Zeus, par exemple, pouvait trouver sa
place dans la cour, alors qu’Hestia était toujours honorée
près du foyer.
Bien que les Grecs n’aient pas eu d’organisation
religieuse officielle, ils vénéraient tous certains lieux
sacrés. Delphes, par exemple, était un site sacré
dédié à Apollon. L’un des temples de Delphes possédait
un oracle, que les voyageurs consultaient à propos de leur avenir.
Un groupe de prêtres représentait chacun des sites sacrés.
Ces prêtres, qui pouvaient être aussi des personnalités
officielles de la communauté, interprétaient les paroles
divines mais ne possédaient ni connaissances ni pouvoirs particuliers.
Outre les prières, les Grecs faisaient souvent des sacrifices aux
dieux, habituellement un animal domestique comme une chèvre.
Réf. : Grecque, mythologie", Encyclopédie Microsoft®
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Monts de l'Olympe
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