Éléments biographiques d'un génie du... romantisme
"C'était un épicurien qui avait l'imagination catholique."
"Grand artiste et non pas grand homme, immense talent mais plus immense
orgueil,
François René, vicomte de Chateaubriand est né à Saint-Malo le 4 septembre 1768, en nourrice pendant trois ans, Chateaubriand est le fils d'Apolline de Bedée, dame de Chateaubriand (qui décédera en 1798) et de René-Auguste de Chateaubriand, comte de Combourg (qui décèdera en 1786). Il a un frère Jean-Baptiste de Chateaubriand (qui sera guillotiné en 1794) et quatre soeurs : Marie-Anne, Bénigne, Julie de Chateaubriand, comtesse de Farcy (qui décèdera en 1799) et Lucile de Chateaubriand, madame de Caud (qu'il aimera tant et qui décèdera en 1804). Il suit sa famille qui s'installe au château de Combourg en 1777 (tout près de cet océan qui l'a tant influencé.), après l'incendie de leur hôtel particulier de Saint-Malo. Il étudie au collège de Dol à partir de 1781, puis aux collèges de Rennes et de Dinan.
A 16 ans, il traverse, auprès de sa soeur préférée Lucile, une période fiévreuse et exaltée et prend un brevet de sous-lieutenant (1786), est présenté au roi Louis XVI à Versailles et fréquente les salons parisiens. À Paris, il assiste aux premiers bouleversements de la Révolution ; est d'abord séduit par les débats d'idées mais prend en horreur les violences qu'elle engendre. La révolution de 1789 l'incite à voyager en Amérique. En avril 1791, par goût de l'aventure, il s'embarque pour l'Amérique d'où il reviendra les yeux émerveillés d'une nature encore vierge (Les chutes du Niagara, le Mississippi ...) et les carnets noircis de notes qui allaient nourrir ses œuvres littéraires notamment dans Atala, Les Natchez, Voyage en Amérique.. (1826). De retour en France, il souhaite se mettre au service de la monarchie menacée. Blessé au siège de Thionville, il se réfugie à Jersey, puis en Angleterre. Bouleversé par la mort de sa mère et de sa sœur, Chateaubriand est touché par la grâce. Il écrit le Génie du Christianisme. Sa vie sera alors consacré à la littérature et à la politique. En 1800, il revient en France, prêt à conquérir Paris : "j'abordais la France avec le siècle". Chateaubriand parvient à s'immiscer dans l'entourage de Bonaparte qui a de l'estime pour lui. Il est nommé secrétaire d'ambassade à Rome. Mais suite à l'assassinat du duc d'Enghien, Chateaubriand prend ses distances avec celui qui est devenu Napoléon 1er. Il reprend une "vie privée" et se remet à l'écriture. Il entreprend alors son second grand voyage, le voyage d'Orient. De toutes les lumières et de tous les souvenirs qu'il ramène de Grèce, de Turquie, d'Egypte, d'Afrique du Nord et d'Espagne, il fera plus tard l'Itinéraire de Paris à Jérusalem, les Martyrs, et Le Dernier Abencérage. De retour à Paris, Il achète une maison, la Vallée aux loups, aux environs de Paris; résidence qui lui permet d'échapper au courroux de l'empereur. Il décide de commencer, ce qui sera la grande œuvre de sa vie, Les mémoires d'Outre Tombe. Il se consacrera pendant plus de trente ans à la rédaction de ce chef d'œuvre qui ne sera publié qu'après sa mort. Lucile, sa sœur tant aimée, Charlotte Ives, Céleste Buisson
de la Vigne, son épouse, Pauline de Beaumont, Delphine de Custine,
Natalie de Noailles, Cordélia de Castellane, Juliette Récamier
: les femmes qui ont compté dans la vie de Chateaubriand ne tiendraient
pas toutes sur le carnet de Don Giovanni, tant elles sont nombreuses.
Comme il l'avait souhaité, Chateaubriand sera inhumé sur le rocher du Grand Bé à Saint-Malo, face à l'océan qui l'a vu naître. Son épitaphe est le suivant : a voulu reposer ici pour n'entendre que la mer et le vent. Passant, respecte sa dernière volonté."
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