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(Tarbes, 1811 - Neuilly-sur-Seine,
21.10.1872)
Ecrivain français,
qui s’illustra comme poète, auteur de contes fantastiques et critique
d’art et qui fut l’auteur d’un célèbre roman de cape et d’épée,
le Capitaine Fracasse.
Né à
Tarbes le 30 août 1811, Théophile Gautier était issu
d'une famille de petite bourgeoisie avec laquelle il vint rapidement s'établir
à Paris. Il se destinait initialement à une carrière
de peintre, mais, le 27 juin 1829, il fit une rencontre décisive,
celle de Victor Hugo, qui lui donna aussitôt le goût de la
littérature. Fidèle à Hugo, Gautier assista avec éclat
et enthousiasme à la première de son drame Hernani, le 25
février 1830. Lors de cette soirée mouvementée, restée
dans l'histoire littéraire sous le nom de « bataille d'Hernani
», il se rangea du côté de la troupe romantique
qui défendit Hugo contre les tenants du classicisme
— notons, pour la petite histoire, que le gilet rouge flamboyant
qu'il arborait ce soir-là fit scandale et resta célèbre.
Gautier se déclara toujours fidèle aux choix esthétiques
qu'il avait faits en 1830 et, d'une certaine manière, même
si son œuvre évolua vers une esthétique formaliste, il resta,
en son âme, romantique jusqu'à la fin (ce dont témoigne
son Histoire du romantisme).
Son oeuvre :
- Poésies (1830),
- Les Jeunes-France
(1833)
- Mademoiselle de
Maupin (1835-1836)
- La Comédie
de la Mort (1838)
- Emaux et Camées(1852)
- Une nuit de Cléopâtre
(1845)
- Le Roi Candaule
(1847)
- Le Roman de la Momie
(1858)
- Le Capitaine Fracasse
(1863)
Le Pin des Landes
Dans cette pièce
qui ressemble un peu à l'Albatros de Baudelaire, Gautier évoque
la destruction de la Nature pour en arriver à la nécessité,
pour le poète, de souffrir afin que jaillissent les beautés
de son art. Cette thématique est typique du romantisme.
On ne voit en passant
par les Landes désertes,
Vrai Sahara français,
poudré de sable blanc,
Surgir de l'herbe
sèche et des flaques d'eaux vertes
D'autre arbre que
le pin avec sa plaie au flanc ;
Car, pour lui dérober
ses larmes de résine,
L'homme, avare
bourreau de la création,
Qui ne vit qu'aux
dépens de ce qu'il assassine,
Dans son tronc
douloureux ouvre un large sillon !
Sans regretter
son sang qui coule goutte à goutte,
Le pin verse son
baume et sa sève qui bout,
Et se tient toujours
droit sur le bord de la route,
Comme un soldat
blessé qui veut mourir debout.
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