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Général et homme politique romain (Rome 101 av. J.-C.
- id. 44 av. J.-C.).
Naissance - Jeunesse.
Caius Iulius Caesar naît à Rome en 100, le 13 du mois Quinctilis,
appelé plus tard Iulius (d'où notre mois de Juillet) en son
honneur. Il appartient à l'illustre gens Iulia qui prétendait
descendre de Iule, fils d'Énée, lui-même fils de Vénus.
Brillant élève de l'école mais aussi du gymnase, il
appartient à la jeunesse dorée de Rome et prend des allures
de dandy (Suétone, César). Il est soutenu dans ses débuts
en politique par le souvenir de son oncle Marius. Il fait ses premières
armes en Asie où il a, un jour, l'occasion de se venger, avec une
rapidité foudroyante, de pirates qui l'avaient rançonné
(Suétone, César).
Son ascension coïncide avec la crise politique de la République
romaine : le pouvoir prend alors des formes d'exception, notamment par
les grands commandements (imperia extra ordinem) qui permettent de disposer
de la force militaire. D'abord allié aux puissants du moment, Pompée
et Crassus, avec qui il forme le premier triumvirat (61 av. J.-C.), César
conduit, surtout à partir de son consulat (59 av. J.-C.), une politique
personnelle et déploie une grande activité législative,
qui lui vaut l'appui des groupes financiers (les publicains) et des chevaliers.
Il obtient ensuite un grand commandement (proconsulat) sur la Gaule Cisalpine
et la Narbonnaise, de 59 à 50 av. J.-C., au cours duquel il réalise
la conquête des Gaules.
La conquête de la Gaule (58-52).
En campagne, il adresse vers 52 av. J.-C. à l'opinion romaine
ses Commentaires sur la guerre des Gaules(Commentarii de bello gallico),
mémoires de guerre rédigés dans un style d'un grand
classicisme.
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La conquête de la gaule est entreprise
sur un prétexte : les Helvètes prétendent traverser
la Province romaine pour aller en Saintonge. César leur barre la
route et en deux ans, marqués par des victoires retentissantes,
notamment sur le chef germain Arioviste, il semble avoir conquis la Gaule
entière; sa célébrité à Rome est alors
immense : on lui vote quinze jours d'actions de grâces... (César,
Guerre des Gaules) Cependant il n'omet pas de renouveler son alliance avec
Crassus et Pompée, lors de l'entrevue de Lucques en 56 : César
est maintenu dans son gouvernement (Cicéron, Sur les provinces consulaires)
et la question de son remplacement ne doit pas se poser avant l'année
50.
De 56 à 52 César consolide l'autorité de Rome
en Gaule, en multipliant les actions militaires mais aussi en jouant sur
les rivalités entre les différents peuples gaulois. |
Il passe au-delà du Rhin, débarque même en Bretagne
( = la Grande Bretagne actuelle), frappant de plus en plus ses concitoyens
d'étonnement et d'admiration, même si un Caton ose signaler
ses actes de cruauté(Plutarque, Vie de Caton d'Utique). Cependant
peu à peu la révolte s'organise en Gaule et Vercingétorix,
un chef arverne (= de l'Auvergne) unifie la résistance nationale.
César s'empare d'Avaricum (Bourges), mais subit un échec
à Gergovie (près de Clermont-Ferrand); la lutte décisive
se livre autour d'Alésia (que l'on situe assez généralement
en Bourgogne), où la résistance gauloise est abattue mais
non sans mal et après un très long siège qui a exigé
d'importants travaux d'investissement, remarquables d'ailleurs (César,
Guerre des Gaules et Michelet, Histoire romaine). Les dernières
résistances sont brisées à Uxellodunum ( = sans doute
Luzech, dans le Lot).
La guerre civile (50-48).
Pour s'imposer face à ses adversaires, Pompée et les aristocrates
du Sénat, qui voulaient l'empêcher de retrouver tout pouvoir
au terme de son proconsulat et le reléguer dans la condition de
particulier, César, porté par ses conquêtes militaires,
franchit le Rubicon (petite rivière au sud de la Gaule cisalpine),
il envahit l'Italie.( Lucain, La Pharsale et Suétone, César).
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"Alea jacta est" (le sort en est jeté).
La phrase est restée célèbre. Ce-disant, Jules César
franchissait le Rubicon emmenant derrière lui son armée de
légionnaires. A la conquête de la Gaule ou de l'Italie, l'empereur
menait ses armées glaive au poing ! Appelé "gladius", le
glaive donna son nom aux "gladiatores", signifiant littéralement
"armés d'un glaive". A l'image de cette superbe reproduction en
métal du GLAIVE DE CÉSAR, le "gladius" était une courte
épée avec lame droite à 2 tranchants, permettant de
frapper aussi bien d'estoc que de taille. Longueur : 74 cm. Présentée
dans son fourreau noir façon cuir, c'est une arme chargée
d'histoire qui ravira amateurs et collectionneurs. |
Il marche marche sur Rome (50 av. J.-C.), suscitant une guerre civile qui
dure quatre ans. Celle-ci le conduit en Italie, en Gaule (siège
de Marseille, 49 av. J.-C.), en Espagne, en Épire (Pharsale, 48
av. J.-C., où il écrase Pompée), en Égypte,
en Afrique (Thapsus, 46 av. J.-C.), en Espagne encore (Munda, 45 av. J.-C.).
César est devenu en quatre ans le maître de Rome et du monde
méditerranéen ; il a accumulé sur sa tête les
pouvoirs d'une monarchie de fait : dictature extraordinaire, consulats
renouvelés, préfecture des mœurs, inviolabilité tribunicienne,
contrôle des élections. Il engage la transformation des institutions
républicaines. Sa puissance repose à la fois sur cette concentration
de pouvoirs et sur la force militaire, sur une exceptionnelle richesse
constituée lors des guerres, sur l'adhésion de la plèbe
et l'appui de partisans, officiers, chevaliers, financiers, souvent promus
dans le Sénat, enfin sur le prestige du chef victorieux et les vertus
de l'homme providentiel dans lesquelles une propagande habile voit un cadeau
des dieux.
La dernière année.
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En 44 av. J.-C., César conçoit
le projet d'une grande expédition contre les Parthes, afin de renouveler
les fameuses gestes d'Alexandre. À Rome, ses partisans décident
de lui faire octroyer le titre de roi (rex), titre maudit depuis que la
république a été fondée : il autorise toute
mesure de salut public. Un complot se noue alors entre pompéiens,
sénateurs républicains et certains césariens.
Le dictateur est poignardé par Brutus, en pleine séance
du Sénat, dans la curie de Pompée, devant la statue de son
rival malheureux.
Diviniséà l'instigation de ses partisans, César
transmet toutefois un héritage politique. Son fils adoptif, Auguste,
saura le faire fructifier. |
Charlemagne
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