La Transhumance

La transhumance, du latin  "trans" (au-delà) et "humus" (la terre, le pays), est la migration estivale des troupeaux (ovins, bovins ou chevaux), vers d'autres terres plus riches.
 Il s'agit d'un mode d'organisation de l'élevage caractérisé par le déplacement annuel du bétail selon un itinéraire et un calendrier précis.
Cette forme de pastoralisme, qui se fait sous la conduite de bergers, se distingue du nomadisme par le fait que l'ensemble de la population (famille ou groupe de familles) ne se déplace pas. Elle permet d'utiliser des ressources en herbe distantes dans l'espace et souvent successives dans le temps. Ainsi, les pâturages des plaines sont disponibles en hiver et au printemps, tandis que les alpages des montagnes sont une ressource d'été. C'est moins la nature du bétail (bovin, ovin ou caprin) que l'organisation plus ou moins complexe des déplacements qui permettent de distinguer les types de transhumance (directe, de la plaine vers la montagne, inverse, de la montagne vers la vallée, ou double).
Le monde alpin, le pourtour de la Méditerranée et les chaînes de l'Asie centrale qui combinent plaines et montagnes aux ressources pastorales complémentaires ont été le domaine de prédilection de la transhumance. Pendant des siècles, celles-ci ont été gérées par la puissance politique, comme la Mesta en Espagne, ou par les communautés de vallées, notamment dans les Alpes. Les déplacements se réalisaient selon des chemins définis (les drailles des Cévennes au Languedoc) et à des dates déterminées.
La transhumance est aujourd'hui un mode d'élevage en voie de disparition : la mise en culture des pâturages de plaines par bonification, le développement de périmètres irrigués sur les piémonts des montagnes maghrébines ou du Proche-Orient réduisent les ressources d'hiver?; de plus, l'exode rural rend difficile le recrutement des bergers.

Les journées de transhumance, généralement organisées vers la fin Mai, sont surtout un moment exceptionnel qui permet de rassembler les troupeaux ovins, bovins, équins. Les éleveurs et les bergers y ont l'occasion privilégiée de se réunir, d'échanger, de sympathiser. Ils veillent ensemble en célébrant et fêtant les traditions pastorales, c'est un moment de richesse émotionnelle et culturelle, avant que les uns ne retournent sur leur exploitation, que les autres ne se dispersent pour "montagner" tout l'été sur des estives parfois très éloignées. 
La fête de l'estive est l'occasion pour plusieurs milliers de personnes, venues parfois de fort loin, de se rencontrer dans les rues de certaines cités pour assister essentiellement au défilé des troupeaux.
La particularité de cet événement touristique culturel, c’est qu’il est unique. Il met en valeur une pratique ancestrale qui fait partie à part entière de notre patrimoine à la fois historique et humain. La transhumance pyrénéenne actuelle est la survivance de très anciennes migrations qui, à la faveur de conditions climatiques favorables, a été une des formes essentielles de l’exploitation et de l’occupation du sol dans le sud-ouest de la France. 

Le pastoralisme pyrénéen, c’est des hommes, des éleveurs et des territoires de montagne. Les exploitations agricoles n’ayant pas souvent assez d’herbages utilisent les estives. Les troupeaux sont amenés par les routes, les chemins, les GR ou voies romaines pendant parfois environ 70kms sur trois jours et trois nuits aux rythmes des troupeaux de moutons (3km/h) et de chevaux (7kms/h). Les troupeaux se suivent et les éleveurs profitent de ces moments pour se rencontrer et partager ensemble les produits du terroir. Les bêtes sont donc amenées en estive pour profiter pendant 5 mois environ des ressources fourragères, des pâturages naturels d’altitude.
Selon la légende les bergers possédaient très souvent un âne qui conduisait le troupeau, il était le premier, la tradition voulait que l’on donne le nom du Premier ministre en vigueur à l’âne meneur, cette année il s'appelle "Raffarin" puisque la migration est commencée. 

La transhumance, c'est donc le fait d'emmener des animaux domestiques (vaches, brebis, chevaux) passer l'été en haute montagne (ou estive) pour soulager les exploitations agricoles relativement étroites en Ariège, pour profiter d'herbages de qualité supérieure, en été et pour libérer de la main d'oeuvre.
Le travail de berger-vacher est saisonnier (4 à 5 mois) avec des horaires lourds (5h-22h) et complexe dans ses applications. 
          Il doit à la fois soigner et faire profiter les animaux qui lui sont confiés, les garder et les surveiller pour limiter les pertes (chutes, maladies, accidents divers). 
Il est aussi responsable des lieux qu'il occupe, il doit entretenir l'estive, voire même l'améliorer par des rotations de pacage, par des déplacements calculés et tenter une gestion en accord avec l'éco-système. Par exemple l'Association des Pâtres travaille avec le ministère de l'environnement et les services préfectoraux dans le cadre de la réintroduction de l'ours centrales depuis 
1995 et pour le suivi et la protection du gypaète barbu depuis 97. 
Mais l'essentiel de ses activités reste la formation, le maintien de ce métier et sa promotion.

Le berger est assisté dans ses travaux par un ou plusieurs chiens.
 


                
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Pour le chien de travail, 2 races prépondérantes: le berger des Pyrénées (Labrit) et le Border Collie. Pour le chien de garde, le Montagne des Pyrénées dit "Patou". La plupart du temps, le berger les dresse lui-même ce qui nécessite une bonne compréhension du comportement des brebis et du chien. Pour ce faire, comme pour le métier en général, il existe une formation qui prépare au métier de berger et de la formation permanente pour celui qui exerce.

Au retour, le dimanche 12 septembre 2004, la 5ème édition de la Route de la Transhumance prend le départ. 

Stéphane IRIBERRI et son troupeau de 260 brebis et chèvres, ainsi que Rasta, Julie et Saya ses trois labrits, sans oublier l’âne Raffarin * qui conduit le troupeau et qui porte les agneaux, entreprennent comme le faisaient les cadets des familles *, la transhumance hivernale. 
Le berger et son troupeau feront halte dans 40 communes, soit 40 rendez-vous festifs et conviviaux où casse-croûte, grillades, musiques traditionnelles, chants bigourdans, béarnais, gascons, comtes, expos, diaporamas, démonstrations vont fêter le passage de la Transhumance hivernale dans des sites patrimoniaux remarquables. 

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Source : "Transhumance", Encyclopédie Microsoft® Encarta® 99. © 1993-1998 Microsoft Corporation. Tous droits réservés.
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