I. Introduction
Échecs, jeu de stratégie composé d'un plateau
de 64 cases, alternativement noires et blanches, sur lequel deux joueurs
font manœuvrer deux séries (une noire et une blanche) de seize pièces
de différentes valeurs. Chaque série comprend un roi, une
dame, deux fous, deux cavaliers, deux tours (qui sont les huit pièces
proprement dites) et huit pions. L'échiquier est disposé
entre les joueurs de manière à ce que la case située
à la droite de chacun d'eux soit blanche. Les huit lignes verticales
situées entre les deux joueurs sont appelées colonnes!; les
huit lignes horizontales qui les coupent à angle droit sont appelées
rangées et les lignes qui traversent l'échiquier en diagonale
sont appelées diagonales.
Le but du jeu, inspiré de l'art de la guerre, est de s'emparer
(c'est-à-dire de mettre échec et mat) du roi de l'adversaire.
II. Historique
Ce jeu est apparu dans la vallée de l'Indus, en Inde, au VIe
siècle av. J.-C. Connu tout d'abord sous le nom de chaturanga (le
«!jeu de l'armée!»), il se diffusa sur les routes du
commerce et des conquêtes, d'abord en Perse puis dans l'Empire byzantin
et dans le reste du continent asiatique. Les Arabes l'ont étudié
et analysé en profondeur. Ils ont écrit des traités
sur les échecs et ont mis au point parallèlement le système
de notation algébrique.
Les échecs ont atteint l'Europe entre 700 et 900, en partie
grâce à la conquête de l'Espagne par les musulmans,
et par le biais des incursions vikings puis, plus tard, grâce aux
croisés de retour de Terre sainte. Des fouilles effectuées
sur un site funéraire viking au large de la côte sud de la
Bretagne ont révélé un jeu d'échecs. Des figurines
d'échecs d'origine scandinave, datant du Xe siècle et fabriquées
dans le style arabe traditionnel, ont été retrouvées
dans les Vosges. Au Moyen Âge, on jouait aux échecs selon
les règles musulmanes — la dame et la tour étant des pièces
plus faibles, ne pouvant se déplacer que d'une seule case à
la fois. Aux XVIe et XVIIe siècles, les échecs connurent
une évolution majeure : la dame devint la pièce la plus puissante
sur l'échiquier. Les pions eurent aussi la possibilité d'avancer
de deux cases au cours du premier déplacement et la règle
dite de la prise en passant, qui leur permet de prendre une pièce
à cette occasion, fut introduite dans la règle du jeu, ainsi
que le concept révolutionnaire du roque. Les joueurs italiens commencèrent
à dominer la scène, arrachant cette suprématie aux
Espagnols. Les Italiens, à leur tour, furent supplantés par
les Français et les Anglais au cours des XVIIIe et XIXe siècles,
époque à laquelle les échecs, jusqu'alors joués
principalement par la royauté et l'aristocratie, atteignirent les
cafés et les universités. Avec l'accroissement du nombre
de joueurs, le niveau de jeu s'améliora considérablement.
Les matchs et les tournois se firent beaucoup plus fréquents. Les
grands joueurs créèrent des écoles et furent suivis
par des disciples.
Source:
"Échecs", Encyclopédie Microsoft® Encarta®
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III. Le jeu
L'échiquier et les figures
Le tableau carré, divisé en 64 cases, alternativement noires
et blanches, porte le nom d'échiquier. Ce dernier peut être
fait en bois, en plastique ou en n'importe quel autre matériau.
Les dimensions n'ont pas d'importance: il peut être grand ou petit.
Au fait, il est important de concevoir l'échiquier en termes de
verticales, dites colonnes; d'horizontales, dites rangées et d'obliques,
dites diagonales. Il s'agit des chemins le long desquels se meuvent la
plupart des pièces.
La disposition des pièces
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Chaque joueur possède 16 pièces: un roi, une reine ou
une dame, deux tours, deux fous, deux cavaliers qui sont les pièces
lourdes et huit pions qui sont les pièces légères.
De chaque côte de l'échiquier, les pièces occupent
la première rangée et les pions la deuxième. Les pièces
blanches occupent une position symétrique à celle des pièces
noires. Cependant, la dame prend toujours la case de sa couleur. |
La marche des pièces
La marche des pièces, c'est un peu comme
la marche d'un soldat. Chaque pièce doit respecter sa façon
d'avancer sur le jeu, tout comme le soldat doit respecter une façon
de marcher sur le terrain. Il y a une marche différente pour chacune
des pièces.
Le roi
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Il ne peut se déplacer que d'une case à la fois. Toute
case contiguë à la sienne lui est accessible à condition
que celle-ci ne soit pas menacée par une pièce ou par un
pion adverse. Quand il n'occupe pas une case appartenant au bord du tableau,
il contrôle huit cases. Il peut aller dans tous les sens: avancer,
reculer, aller en diagonale.
Roque
Dans certaines conditions, le roi peut se déplacer de plusieurs
cases. |
Cette manœuvre porte le nom de roque et ne peut être
effectuée qu'une seule fois par chaque joueur. Le but essentiel
du roque est d'éloigner le roi du centre de l'échiquier,
où il court le plus grand danger.
Le roque permet en même temps de rapprocher
une tour du centre de l'échiquier. Pour cela, le roi se déplace
horizontalement de deux cases et la tour située du même côté
est placée sur la case immédiatement voisine. Des règles
précises régissent le roque : le roi et la tour doivent être
sur leur case initiale!; le roi ne doit pas être en échec
lorsqu'il roque!; le roi et la tour ne doivent passer au-dessus d'aucune
pièce avant d'atteindre leur position finale et enfin le roi ne
doit passer ou s'arrêter sur aucune case menacée par une pièce
adverse.
La dame
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C'est la pièce la plus puissante du jeu.
Elle peut se déplacer d'autant de cases qu'elle désire,
le long des horizontales, des verticales et des diagonales.
Placée au centre de l'échiquier, elle contrôle
27 cases. |
La tour
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Celle-ci se déplace à volonté le long des verticales
et des horizontales.
Par contre, les diagonales lui sont interdites.
Elle contrôle 14 cases quelle que soit sa position. |
Le fou
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Il se déplace à volonté en diagonales, mais seules
les cases de même couleur que sa case d'origine lui sont accessibles.
Placé au centre, il contrôle 13 cases. |
Le cavalier
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La pièce la plus curieuse du jeu est le cavalier, car elle saute
les obstacles; ce qui la distingue des autres pièces. Elle se déplace
sous forme de la lettre L. Si un cavalier est installé sur une case
noire, seules les cases blanches les plus proches et non contiguës
lui sont accessibles et vice versa.
Placé au centre de l'échiquier, il contrôle 8 cases. |
Le pion
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À l'inverse des autres pièces, le pion avance sans faculté
de retour, car toute retraite lui est interdite.
Il n'avance que d'une case à la fois soit verticalement (devant
lui) soit en diagonale sous la forme d'une prise vers l'une des deux cases
contiguës en avant. Au départ, le joueur a le choix quant au
déplacement du pion: il peut le faire avancer d'une case (la normale)
ou de deux cases à la fois.
Autre privilège du pion, c'est la promotion, c'est-à-dire s'il atteint le bord horizontal de l'échiquier,
il peut devenir n'importe quelle pièce lourde, sauf le roi!. |
Le but du jeu
Le but suprême de ce jeu est de faire échec
et mat à l'adversaire.
Échec, qui vient du mot persan chah, veut
dire roi et mat, qui vient du mot arabe mata, veut dire il est mort. Donc,
échec et mat veut dire le roi est mort et l'objectif de ce jeu est
de réussir à mater le roi adverse, car prendre le roi ne
se fait jamais aux échecs.
Les phases d'une partie
Il y a trois phases capitales dans une partie et
qui sont l'ouverture, le milieu et la fin.
D'abord, il y a l'ouverture dont le principal
but est de dominer les 4 cases centrales de l'échiquier.
Ensuite, il y a le milieu de la partie dans lequel
chacun des joueurs essaie de développer ses pièces lourdes,
c'est-à-dire de les déplacer de manière profitable;
dans le milieu de la partie , il y a aussi un échange de pièces.
Enfin, il y a la fin de la partie qui est observable
par une diminution importante du nombre de pièces sur l'échiquier.
Les pièces les plus dominatrices détermineront
le vainqueur, c'est-à-dire celui qui arrivera à faire échec
et mat à l'adverse.
Réf: pour plus de détails, consultez: http://pages.infinit.net/savoir/chess/echecs.htm

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