|
La
Renaissance
(1492
- 1789 )
|
Caravelle
Succédant
au Moyen Age, la Renaissance a débuté dans l’Italie du XIVe
siècle et s’est étendue à l’Europe occidentale au
XVIe siècle. Durant cette période, la société
féodale morcelée du Moyen Âge, avec son économie
agricole et sa vie intellectuelle et culturelle dominée par l’Église,
s’est transformée en une société de plus en plus subordonnée
à des institutions politiques centralisées, avec une économie
urbaine et commerciale, et un patronage laïque de l’enseignement,
des arts et de la musique..
Le
nom ‘’Renaissance’’ est utilisé pour illustrer les changements de
la société médiévale qui rejette son mode de
vie pour reprendre et développer les idées et techniques
élaborées dans le passé par les sociétés
athénienne et romaine. S’inspirant de la Bible et de la philosophie
de l’Antiquité, la société devient plus humaine ce
qui favorise le développement de l’art et des sciences
Les préludes médiévaux
de la Renaissance
Le mouvement culturel de la Renaissance
cherche effectivement à se libérer des valeurs médiévales
issues du système féodal et de la pensée dominante
de l’Église. Cependant, les mille ans précédant la
Renaissance sont féconds en progrès. C’est grâce aux
"scriptoria" (ateliers de copistes) des monastères médiévaux
que les œuvres d’auteurs latins comme Virgile, Ovide, Cicéron et
Sénèque ont été conservées.
L’humanisme
Erasme (Erasmus) 1469 - 1536 |
L'humanisme commence
à Florence quand, en 1462, Côme de Médicis commande
la traduction en latin de l'oeuvre de Platon à Marsile
Ficin, c'est une autre rupture culturelle avec la tradition médiévale,
voire la plus importante.
Grâce à la venue d’érudits
byzantins qui, après la prise de Constantinople par les Ottomans,
se réfugient à Venise, Florence, Ferrare et Milan, l’étude
du grec se développe aux XVe et XVIe siècles. Bien que cette
étude de la littérature, de l’histoire et de la philosophie
morale antiques s’avère parfois n’être qu’une simple imitation
des auteurs classiques, elle cherche à produire des hommes libres
et civilisés, des individus pourvus de goût et de jugement.
Érasme, dit Érasme
de Rotterdam, ou Gerritszoon, c'est-à-dire « Fils de Gérard
», serait né à la date du 28 octobre 1469, à
Rotterdam. Il est mort le 12 juillet 1536 à Bâle.
« Prince des humanistes »,
il est l'âme de «la République des lettres» qui
se met en place en Europe au début du XVIe siècle.
Figure majeure de l'humanisme chrétien,
Erasme
fut cet inlassable
défenseur des libertés,
militant de la paix et porteur d'une vision de |
l'Europe de la culture qu'il tenta vainement
d'imposer dans un contexte marqué par le bellicisme et les troubles
réformistes.
Les arts
Le rétablissement et l’étude
des classiques entraînent la création de nouvelles disciplines
— la philologie classique et l’archéologie, la numismatique et l’épigraphie
— et affectent de manière critique l’évolution des anciennes
disciplines. Dans le domaine artistique, la rupture décisive avec
la tradition médiévale se produit à Florence, vers
1420, alors que viennent d’être assimilées (scientifiquement
parlant) les règles de la perspective.
Mais la Renaissance artistique contribue
également à la glorification du corps humain, donnant par
le fait même une légitimité artistique à un
art profane délaissé durant le Moyen Âge au profit
des scènes religieuses. Donatello, grand sculpteur du «!Quattrocento!»
(terme désignant la première Renaissance née à
Florence) que l’on considère comme le fondateur de la sculpture
moderne, réalise un David en bronze, le premier nu grandeur nature
depuis l’Antiquité.
Les idéaux d’harmonie et de proportion
de la Renaissance atteignent leur apogée dans les œuvres de Raphaël,
de Léonard de Vinci et de Michel-Ange au XVIe siècle.
Les sciences et techniques
Les œuvres mettant à l’honneur l’anatomie
de l’esthète Michel-Ange attestent de la curiosité
des humanistes pour les sciences. Les découvertes médicales
et les progrès effectués dans la connaissance de l’anatomie,
en particulier après la première traduction de nombreuses
œuvres antiques d’Hippocrate et de Galien aux XVe et XVIe
siècles, sont l’œuvre de chercheurs de tous pays : découverte
de l’anatomie moderne par André Vésale, de
la circulation sanguine par Michel Servet, première ligature
des artères par Ambroise Paré, etc.
Développement des connaissances
en astronomie :
- théorie
héliocentrique de Copernic
- télescope
de Galilée
- création
de cartes du ciel pour la navigation
Développement de la géographie
et de la cartographie :
- théorie
de Ptolémée
- cartographie
et voyage d’exploration
Atelier de Gutenberg (vers 1400 - 1468) |
Développement
de la navigation :
- caravelle
- astrolabe
- boussole,
corde à noeuds, portelan
Développement de l’arme à
feu :
- arquebuses,
mousquets = naissance de l’infanterie
- canons
, bombardes = naissance de l’artillerie
Développement des communications
:
- Gutenberg
introduit l’imprimerie en Europe
- diffusion
rapide de la technique et des livres imprimés
- ce travail
exige le partage du travail. |
Ainsi, l’invention de l’imprimerie par Gutenberg
au XVe siècle bouleverse la transmission du savoir. L’imprimerie
accroît le nombre de livres publiés, aide à éliminer
les erreurs, donne aux savants des textes de travail identiques et fait
de l’effort intellectuel une activité collective plutôt que
solitaire.
De même, l’apparition de la boussole
permet une navigation plus sûre, et contribue à l’augmentation
des voyages et à l’accroissement des distances parcourues, occasionnant
les grandes découvertes : celles de Vasco de Gama en Inde, de Marco
Polo en Chine, ou de Christophe Colomb aux Amériques.
L’art militaire est également transformé
entre 1450 et 1550 par l’utilisation de la poudre à canon. L’artillerie
se révèle dévastatrice contre les murailles de pierre
des châteaux et des villes. L’armée médiévale,
menée par la cavalerie soutenue par les archers, est progressivement
remplacée par un contingent de fantassins équipés
d’armes à feu portables et de troupes massivement armées
de piques. Ces forces sont les premières armées permanentes
d’Europe.
La Joconde (Mona Lisa)
Léonard de Vinci, entre 1503 et 1506
huile sur panneau de bois de peuplier
77 × 53 cm
Musée du Louvre
(Wikipédia)
 |